Billet du 20.12.2025

De GrandTerrier

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Trente ans de conseils municipaux de 1879 à 1909


Cette semaine le travail de numérisation et d'indexation de toutes les délibérations du conseil municipal d'Ergué-Gabéric du 16 novembre 1879 au 21 novembre 1909.

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Les 397 folios du registre qui ont reproduits couvrent la fin du XIXe et le début du XXe siècle, entre 1879 et 1909. Pendant ces 30 années, quatre maires se sont succédé à la tête des équipes municipales : Joseph Le Roux de Lezouanac'h pour ses 2 dernières années de mandat de fin 1879 à janvier 1881, Jean Mahé du bourg jusqu'en octobre 1882, Hervé Le Roux de Mélennec pour 24 années jusqu'en 1906, et Louis Le Roux de Kerellou pour ses premières années jusqu'en novembre 1909.

Après l'étude des périodes précédentes de 1800-1850 et 1851-1879, les délibérations suivantes ont donc été dépouillées afin d'en constituer un index chronologique détaillé. Ce qui permet désormais de lancer des transcriptions intégrales de chaque folio et de rédiger des analyses ultérieures inédites.

Les dossiers récurrents de cette période sont les suivants :

  • En début d'année la situation financière est examinée et débouche systématiquement sur le constat de dépassement de budget, de déclenchement d'emprunts et d’aggravation de la dette communale.
  • Le sujet scolaire est abordé pendant toute la période avec la création de l'école des garçons au bourg, l'ouverture de l'école de hameau à Lestonan, les classes supplémentaires pour les filles au bourg, l'entretien et frais (puits, chauffage, cabinets) et demandes diverses du corps enseignant. Et chaque fois qu'un nouveau instituteur/trice s'installe il est nominativement présenté en mairie.
  • A chaque rentrée d'automne la liste des 20 plus gros propriétaires fonciers de la commune est publiée, ces derniers dits « répartiteurs » étant en charge de fixer les valeurs locatives et de distribuer au mieux les impôts.
  • Les aides sociales. Un bureau de bienfaisance, qui devient bureau de l'assistance en 1904, est renouvelé régulièrement pour traiter les demandes d'aides qui au départ sont uniquement pour les indigents. La loi du 14 juillet 1905 oblige à accentuer l'assistance aux vieillards, infirmes et incurables et le sujet de l'admission à hospice de Quimper est souvent examiné.
  • La conscription ayant changé, la possibilité de se faire remplacer ayant été supprimée par la loi du 27 juillet 1872, et l'obligation pour tout le monde de faire au moins un an (les tirages au sort les plus bas faisant 5 ans, cela se ressent sur le nombre très important de demandes de dispenses examinées en conseil municipal. Annuellement des dizaines de dispenses de service, de période d'instruction de 13 ou 28 jours sont dispensées nominativement avec le motif de et soutien de famille. Sur les dernières il n'y plus aucune dispense, aucune autorisation à rester dans ses foyers, mais par contre on octroie des indemnités mensuelles aux territoriaux et aux jeunes conscrits.
  • La fixation des taxes d'octroi est réactualisée régulièrement et libellée « droits sur les boissons hygiéniques tels que vin, cidre, bière » qui sont réduits en 1899 et complétés d'une taxe sur les alcools.
  • Les tracés des chemins vicinaux ou « d'intérêt commun » sont constamment aménagés, ce qui donne lieu à des échanges et des privatisations de terrains vagues.
  • On note en 1881 et 1888 des épidémies de varioles qui donnent lieu à des allocations « pour les varioleux ». Et en 1883 une aide « pour les cultivateurs ayant souffert de la sécheresse ».
  • En 1881 la foire de Kerdévot fait l'objet d'une demande argumentée : « Près de cette chapelle se trouve un placître d'une contenance d'un hectare soixante et qui peut contenir une grande quantité de bestiaux ».
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Tous ces dossiers sont bien sûr ancrés autour des préoccupations des gabéricois, mais de temps en temps un sujet d'actualité débordant le cadre local est mentionné. Ainsi cette initiative généreuse le 18 janvier 1903 devant l'émoi provoqué par la disparition désastreuse des côtes bretonnes et vendéennes de la sardine : « Le conseil vote une somme de quarante francs au profit des pêcheurs et des ouvriers d'usine sans pain ni feu et prie M. le préfet d'ouvrir un crédit supplémentaire pour couvrir cette dépense ».


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En savoir plus : « 1879-1909 - Registre des délibérations du conseil municipal », espace Archives.




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