Vol de la caisse de la paye du personnel à Odet, journaux locaux 1887
Le vol dans des circonstances rocambolesques de la caisse contenant l'argent liquide servant à payer le personnel du moulin à papier d'Odet.
Comptes rendus dans les journaux locaux « L'Union Agricole » [1], « L'Union Monarchique du Finistère » [2] et « Le Finistère » [3].
Autres lectures : « René-Guillaume Bolloré (1847-1904), entrepreneur papetier » ¤ « Nécrologie de René Bolloré, Le Finistère 1904 » ¤ « Elisabeth Bolloré (1824-1904), nièce, fille, épouse et mère de fabricants de papier » ¤ « Déguignet face aux machines de la papeterie Bolloré à la fin du XIXe » ¤ « 1894 - Ouvrières de la papeterie d'Odet » ¤ « 1880-1900 - Ouvriers de la papeterie d'Odet » ¤
Présentation
On appelait cette bande « Les voleurs de Quimper » car pendant de nombreuses années ils écumèrent, sans se faire prendre, la région quimpéroise en commettant d'importants vols d'argent bien organisés. L'un d'entre eux était d'origine gabéricoise : Pierre Le Roy [4], né en 1857 à Guillihuec, de profession aide-agricole ou potier.
C'est grâce à lui que la bande, menée par un certain Pierre-Louis Motion, a pu commettre le vol par effraction à l'usine de fabrication de papier à Odet : « Le Roy, qui a travaillé pendant longtemps au moulin, savait que le paiement du personnel devait être effectué le 7 mai et il avait acquis la certitude que son oncle, charretier de l'usine y avait porté de Quimper, dans l'après-midi, le 6 mai, une caisse contenant le billon nécessaire à cette paie. ».
Le compte-rendu des assises détaille précisément leur méfait : « ils se couchèrent dans une allée d'arbres plantés le long du jardin et attendirent là jusqu'à minuit, heure à laquelle les ouvriers se relèvent au travail de l'usine. ». Avec l'aide d'un « ciseau à froid » [5] de serrurier, ils réussissent à s'emparer et à ouvrir la caisse de la paye, mais échouent à ouvrir le coffre-fort.
On apprend que le montant de la paye de début de mois des ouvriers est de 280 francs en « billon » [6] (menue monnaie). Cette somme ne couvre pas les indemnités d'une quinzaine, car l'entreprise compte 120 salariés au total à l'époque et le salaire moyen, d'un ouvrier homme est de l'ordre de 2,5 à 3 francs par jour. Certes femmes et enfants sont nombreux à travailler à Odet, mais l'équation semble improbable.
Et d'autre part parce que le fils aîné, René-Guillaume Bolloré, travaille dans l'entreprise avec ses deux frères Charles et Léon sous la supervision de leur mère : « Après quelques années de tâtonnements et de collaboration, l'aîné des trois fils, toujours M. René, prit seul en main la direction. » (abbé Édouard André-Fouet), jusqu'à son décès en 1904.
Le vol est organisé après minuit, heure à laquelle les ouvriers de faction se relèvent au travail de l'usine : « Les personnes de la famille de Messieurs Bolloré qui habitaient au-dessus des appartements visités par les malfaiteurs n'avaient entendu aucun bruit. »
L'un des fils Bolloré participe au procès, le journal Le Finistère donnant ce témoignage : « M. Bolloré, interrogé au sujet du vol commis à son usine, déclare que Le Roy est venu, vingt-quatre heures après ce vol, lui demander de l'ouvrage. "C'est du cynisme, c'est inouï", fait remarquer le président. »
In fine les malfrats du vol du moulin à papier d'Odet n'ont pas échappé à un verdict relativement sévère de la cour d'assises de Quimper : 20 ans et 15 ans de travaux forcés pour les deux meneurs, et 5 ans de prison et d'interdiction de séjour pour leur complice gabéricois Pierre Le Roy.
Jean Moysan et Pierre-Louis Motion iront et décéderont au bagne de Guyanne, le premier le 5 mai 1900 (après deux tentatives d'évasion en 1891), le second le 27 novembre 1904 (après quatre évasions ratées en 1890, 1892 et 1894).
Après son emprisonnement et son divorce de son épouse Auffret [7], le potier Pierre Le Roy reviendra au pays et s'installera à Ergué-Armel en se mariant en 1905 avec la blanchisseuse Marie Anne Gouritin [8].
Transcriptions
Union Monarchique 11.05.1887 :
Briec. - Dans la nuit du 6 au 7 mai courant, des malfaiteurs ont pénétré avec effraction dans l'habitation de Mme Bolloré papeterie de l'Odet, en Ergué-Gabéric. Ils ont déplacé et essayé de forcer le coffre-fort placé dans le bureau et finalement ils ont enlevé une caisse contenant environ 250 francs. Des recherches ont été immédiatement commencées à l'effet de découvrir les auteurs de ce vol.
La caisse aurait été retrouvée dans la rivière.
Union Monarchique 16.11.1887 :
Assises du Finistère. 4e session de 1887. Audience du mardi 15 novembre 1887
2e Affaire. - Les nommés
1° MOTION, Pierre-Louis, 34 ans, journalier ;
2° MOYSAN, Jean, charretier ;
3° BOISSEL, Raymond, 34 ans, cordonnier ;
4° COTTEN, Alain-Jean-Marie, 34 ans, tonnelier ;
5° CHIPON, Alain-Yves, dit Maréchal-Paour, 26 ans, maréchal-ferrant ;
6° LE TIRILLY, Jean, 46 ans, maréchal-Ferrant ;
7° LE ROY, Pierre, 29 ans, potier ;
8° CRAFF, Marie-Jeanne, femme MOTION, 46 anq, journalière ;
tous demeurant à Quimper, sont accusés de vols qualifiés.
De nombreux vols qualifiés ont été commis, depuis plusieurs années, avec les circonstances les plus audacieuses, dans toute l'étendue de l'arrondissement de Quimper ...
Vol Bolloré (Moulin à papier), Ergué-Gabéric. - Le lendemain, 6 mai 1887, Motion et Moysan de concert avec Le Roy, s'entendaient pour réaliser un vol au moulin à papier de MM. Bolloré, manufacturiers à Ergué-Gabéric. Le Roy, qui a travaillé pendant longtemps au moulin, savait que le paiement du personnel devait être effectué le 7 mai et il avait acquis la certitude que son oncle, charretier de l'usine y avait porté de Quimper, dans l'après-midi, le 6 mai, une caisse contenant le billon [6] nécessaire à cette paie. Motion, Moysan et Le Roy venus par des chemins différents se trouvaient réunis dans le bois de Kerhuisel, voisin de l'usine. Sur les indications de Le Roy, ils se couchèrent dans une allée d'arbres plantés le long du jardin et attendirent là jusqu'à minuit, heure à laquelle les ouvriers se relèvent au travail de l'usine.
Motion tenta d'ouvrir par effraction avec un ciseau, la porte donnant du jardin dans cette allée ; ne pouvant y parvenir, il escalada le mur d'enceinte et vint ouvrir la porte à ses deux compagnons. Après une rapide inspection des lieux par Motion et Le Roy, les 3 malfaiteurs réunis traversaient le jardin, contournaient la maison et arrivaient devant la porte de M. Bolloré. Motion, à l'aide d'un ciseau à froid [5] enleva les barreaux de fer de la fenêtre qu'il escaladait. Le Roy aposté à la fenêtre indiquait à Motion une deuxième pièce où se trouvait déposée la caisse de billon [6], laquelle contenait 280 fr. ; prise par Motion, elle était aussitôt passée par lui à Moysan, puis par ce dernier à Le Roy. Les personnes de la famille de Messieurs Bolloré qui habitaient au-dessus des appartements visités par les malfaiteurs n'avaient entendu aucun bruit. Les accusés retournaient ensuite à l'allée où ils avaient attendu l'heure propice pour commettre le vol et là, fracturaient avec leur ciseau la caisse qui était ensuite jetée dans la rivière de l'Odet et entraînée par le courant. Motion vida dans son sac le contenu de la caisse et le partage fut fait la nuit même dans un champ. MM. Bolloré relevaient également le lendemain matin des traces de ciseau sur leur coffre-fort.
Union Monarchique 19.11.1887 :
Assises du Finistère. 4e session de 1887.
Audience du 16 novembre 1887
Affaire MOTION (suite).
À 10 h. 1/2 reprise de l'audience ...
En conséquence la Cour condamne :
Motion, à 20 ans de travaux forcés et 20 ans d'interdiction de séjour ;
Moysan, à 15 ans de travaux forcés et 15 ans d'interdiction de séjour ;
Chipon, à 10 ans de réclusion et 10 ans d'interdiction de séjour ;
Boisel, à 5 ans de prison ;
Le Roy, à 5 ans de réclusion et 5 ans d'interdiction de séjour ;
La femme Motion, à 5 ans de prison.
Union Agricole du 11.05.1887 :
Quimper.. - Notre correspondant nous apprend que, dans la nuit du 6 au 7 mai courant, des malfaiteurs ont pénétré avec effraction dans l'habitation de Mme Bolloré, papeterie de l'Odet, en Ergué-Gabéric, et y ont enlevé dans le bureau une caisse dont on ne connaît pas encore exactement le contenu. Des recherches ont été immédiatement commencées à l'effet de découvrir les auteurs de ce vol.
La caisse aurait été retrouvée dans la rivière.
Union Agricole du 20.05.1887 :
Assises du Finistère. Session extraordinaire du 4e trimestre 1887.
Audience du 14 novembre
Les voleurs de Quimper (Suite)
Vol Bolloré, au Moulin à papier, en Ergué-Gabéric
Le 6 mai 1887, Motion et Moysan, de concert avec Leroy, s'entendaient pour réaliser un vol au moulin à papier de M. Bolloré, manufacturier à Ergué-Gabéric. Après avoir attendu jusqu'à minuit, heure à laquelle les ouvriers se relèvent de leur travail, les trois malfaiteurs réunis arrivèrent devant l'usine, dont Motion escalada le mur pour ouvrir la porte à ses compagnons. Puis ils se rendirent tous les trois devant la fenêtre du bureau en traversant le jardin. Motion, à l'aide de son ciseau à froid [5], enleva les barreaux en bois de la fenêtre qu'il escalada, pénétra, sur les indications de Leroy, posté à la la fenêtre, dans une pièce où il enleva une caisse renfermant 280 fr. en billon [6]. Il la passa ensuite à Moysan qui la remit à Leroy, et les trois accusés allèrent en dehors de l'usine fracturer la caisse, qu'ils jetèrent dans l'Odet après que Motion eût vidé son contenu dans son sac. Le partage fut fait, cette nuit même, dans un champ. Le lendemain, M. Bolloré relevait des traces de ciseau sur son coffre-fort.
Finistère du 16.11.1887 :
Cour d’Assises du Finistère
SESSION EXTRAORDINAIRE DE 1887.
Audience du 15 novembre.
1re affaire — Les nommés : 1° Motion, Pierre-Louis, 34 ans, journalier ; 2° Moysan, Jean, 34 ans, charretier ; 3° Boissel, Raymond, 34 ans, cordonnier; 4° Cotten, Jean-Marie, 34 ans, tonnelier ; 5° Chipon, Alain-Yves, dit « Maréchal-Paour », 26 ans, maréchal-ferrant ; 6° Le Tirilly, Jean, 46 ans, maréchal-ferrant; 7° Le Roy, Pierre, 29 ans, potier; 8° Craff, Marie-Jeanne, femme Motion, 46 ans, tous demeurant à Quimper, sont accusés de vols qualifiés.
De nombreux vols qualifiés ont été commis depuis plusieurs années avec les circonstances les plus audacieuses dans toute l'étendue de l'arrondissement de Quimper, malgré les mesures de surveillance les plus actives de la police et de la gendarmerie de Quimper, ville où les vols se multipliaient depuis le mois de septembre 1886 au point d'émouvoir vivement l'opinion publique. Leurs auteurs demeuraient insaisissables, lorsque, le 22 juin dernier, vers minuit, les agents Le Naour et Sévère, de la police de Quimper, étant de ronde aux alentours de la Halle, découvrirent déposé contre le mur de cet édifice un paquet de sacs vides qu'ils présumèrent immédiatement appartenir aux malfaiteurs qui dévalisaient depuis si longtemps la ville et les environs. Les agents se mirent en embuscade ; à peine y étaient-ils placés qu'ils virent venir dans leur direction deux individus dont l'un tenait des chaussures à la main. Les agents pensèrent que la circulation tardive de ces hommes, dont les allures paraissaient suspectes, devait se rattacher à la présence des objets qu'ils avaient trouvés déposés devant le mur des Halles, et qui, placés là à cette heure, ne pouvaient servir eux-mêmes qu'à des rôdeurs de nuit. L'agent Le Naour arrêta l'un de ces hommes, tandis que l'agent Sévère se chargeait de saisir l'autre, lequel prenait la fuite dans la direction de la place Terre-au-Duc, et était arrêté au moment où il s'engageait dans une venelle déserte. Conduits au poste de police, ces individus ont été reconnus pour être les nommés Motion et Moysan, journaliers à Quimper ; fouillés, ils étaient trouvés nantis de tout l'appareil devant servir à des malfaiteurs dangereux. Motion avait deux ciseaux à froid, de la bougie, et portait enroulé autour du corps, par devant, sous ses vêtements, un sac destiné évidemment à recevoir le produit des vols. Sur le deuxième, on trouvait un trousseau de fausses-clefs. En présence de ces indices d'accusation, Motion et Moysan, interrogés par M. le juge d'instruction, avouèrent avoir participé à certains vols commis récemment à Quimper. Au cours de l'information, ils sont revenus partiellement sur leurs déclarations, Motion niant des faits dont il s'était d'abord déclaré l'auteur, tandis qu'en même temps les inculpés étaient amenés par les éléments de l'instruction à passer aveu de leur culpabilité dans un grand nombre de vols dont les auteurs étaient demeurés jusque-là inconnus. Leurs déclarations successives, ainsi que les efforts de l'information, ont amené le maintien en arrestation, puis les aveux, presque complets, de six autres inculpés, savoir : Chipon, Le Roy, Le Tirilly, Boissel, Cotten, et enfin la femme Motion.
En définitive, la procédure a établi à la charge de l'association simultanée des uns ou des autres de ces malfaiteurs les faits suivants :
Boissel a subi une condamnation pour vol et 10 autres pour braconnage et délit de pêche. Motion a subi 2 condamnations pour vols & 3 mois de prison.
La femme Motion a subi une condamnation de 6 jours de prison pour vol. Chipon a subi deux condamnations pour outrage public à la pudeur et vol. Les autres accusés n'ont pas d'antécédents judiciaires.
36 témoins ont été assignés à la requête du ministère public. L'un d'eux, le sieur Le Moing, est décédé ces jours derniers. 10 témoins sont entendus dans cette journée.
Les débats de cette première audience ont porté sur les faits suivants : Vol Richard (Rosporden). Vol Charuel et Guitot (Quimper). Vol au préjudice de la compagnie du chemin de fer d'Orléans (gare de Pont-l'Abbé). Vol Le Goff (Quimper).
(A suivre).
Finistère du 19.11.1887 :
Cour d’Assises du Finistère
SESSION EXTRAORDINAIRE DE 1887
LES VOLEURS DE QUIMPER.
Audiences des 14, 15 et 16 novembre. (Suite de la 1re affaire.)
Cette affaire, dont nous avons déjà parlé longuement, dans notre premier numéro, a occupé trois audiences.
Les deux premières ont été consacrées à l'interrogatoire des accusés et à l'audition des témoins. Le réquisitoire de M. le substitut Le Bourdellès et les plaidoiries ont rempli celle de mercredi.
Les débats ont été suivis par un public nombreux et qui se renouvelait sans cesse. Le bruit causé par les allants et venants est même devenu tel à un moment donné que le président des Assises a menacé, si le silence ne se rétablissait pas, de faire évacuer la salle.
Les conversations et les racontars allaient leur train dans cette foule, parmi laquelle se trouvaient beaucoup de personnes de la rue habitée par les accusés, avant leur incarcération, ou les connaissant.
On revenait sur l'espèce de terreur qu'avaient causée pendant plusieurs mois ces malfaiteurs insaisissables. On s'applaudissait d'avance des condamnations qui allaient intervenir et en débarrasser une bonne fois la ville. On se disait que la leçon profiterait à ceux qui seraient tentés de les imiter, que pareils faits ne se reproduiraient pas de longtemps et qu'on pouvait maintenant dormir en paix. On commentait aussi beaucoup le hasard heureux qui avait permis aux agents Le Naour et Sévère de se saisir de Motion et de Moysan, les deux principaux auteurs des vols jusque-là impunis. On louait leur sang-froid, leur courage, et l'on peut dire que les félicitations que leur a adressées le président étaient bien l'écho du sentiment général.
Aucun incident bien remarquable n'a marqué les trois audiences. Cependant quelques passages des interrogatoires méritent d'être reproduits. Voici, par exemple, quelques traits empruntés à la déposition du témoin Nador, qui peignent bien les accusés.
Le jury est entré en délibération à 3 heures et demie de l'après-midi. Il n'en est sorti qu'à 6 heures 10, rapportant un verdict négatif en faveur de Cotten et Tirilly, qui sont acquittés. Le verdict est affirmatif sur presque tous les chefs à la charge des autres accusés. Motion et Moysan seuls n'obtiennent pas les circonstances atténuantes.
En conséquence, la Cour condamne Motion à 20 ans de travaux forcés, 20 ans d'interdiction de séjour ; Moysan à 15 ans de travaux forcés et 15 ans d'interdiction ; Boissel à 5 ans de prison ; Chipon à 10 ans de réclusion et 10 ans d'interdiction ; Le Roy à 5 ans de réclusion et 5 ans d'interdiction ; la femme Motion à 5 ans de prison.
Il est près de 8 heures du soir, lorsque l'audience est levée.
Coupures et archives
- Dossiers de Bagne
- Union Monarchique, Union Agricole, Le Finistère
Annotations
- ↑ L'Union agricole et maritime, qui a d'abord été appelée L'Union agricole du Finistère est un journal local d'informations générales qui a paru à Quimperlé (Finistère) de 1884 à 1942. Il a connu des orientations éditoriales différentes, selon ses propriétaires successifs. La périodicité a aussi été variable : bi-hebdoadaire, tri-hebdomadaire et hebdomadaire. Avec pour sous-titre Organe Républicain Démocratique de la région du Nord-Ouest, le journal paraît le 1er août 1884 à l'initiative du conseiller général de Quimperlé, James Monjaret de Kerjégu, un riche propriétaire terrien et ancien diplomate résidant à Scaër.
- ↑ « L'Union Monarchique du Finistère », journal catholique et conservateur, est créé le 14 novembre 1883 en remplacement du « l'Impartial du Finistère ». Le siège du journal) est à Quimper ; la période de parution de 1883 à 1889 ; son format 50 x 34 cm ; avec une fréquence de parution bi-hebdomadaire.
- ↑ « Le Finistère » : journal politique républicain fondé en 1872 par Louis Hémon, bi-hebdomadaire, puis hebdomadaire avec quelques articles en breton. Louis Hémon est un homme politique français né le 21 février 1844 à Quimper (Finistère) et décédé le 4 mars 1914 à Paris. Fils d'un professeur du collège de Quimper, il devient avocat et se lance dans la politique. Battu aux élections de 1871, il est élu député républicain du Finistère, dans l'arrondissement de Quimper, en 1876. Il est constamment réélu, sauf en 1885, où le scrutin de liste lui est fatal, la liste républicaine n'ayant eu aucun élu dans le Finistère. En 1912, il est élu sénateur et meurt en fonctions en 1914.
- ↑ Naissance - 15/11/1857 - Ergué-Gabéric (Guilluhuec), LE ROY Pierre enfant de Jean, âgé de 30 ans et de Marie Perrine LE DE. Témoins : Jean Le Berre 43a jean Marie Le Berre 30a cultivateurs. Mentions marginales : X 18/11/1905 à Ergué Armel avec Marie Anne Gouritin
- ↑ 5,0 5,1 et 5,2 Ciseau à froid, g.n.m. : en serrurerie, outil servant à la coupe du métal, par opposition au ciseau à chaud qui est un gros ciseau à deux biseaux coupant le fer chaud (Wikipedia). [Terme] [Lexique]
- ↑ 6,0 6,1 6,2 et 6,3 Billon, s.m. : anciennement, monnaie de cuivre mêlé ou non d'argent (Linternaute). [Terme] [Lexique]
- ↑ Mariage - 06/06/1880 - Ergué-Gabéric. LE ROY Pierre. Aide Cultivateur, né le 15/11/1857 à Ergué Gabéric, fils de Jean, décédé le 01/04/1870 à Briec et de Perrine LE DE, décédée le 29/04/1873 à Briec Notes époux : la mère le Dé dans l'acte. et de AUFRET Marie Perrine, née le 6/2/1861 à Ergué Gabéric, fille de Jean, présent et de Marie Jeanne BIGONNE, décédée le 15/07/1862 à Ergué Gabéric.
- ↑ Mariage - 18/11/1905 - Ergué-Armel. LE ROY Pierre Journalier, (majeur), né le 15/11/1857 à Ergué Gabéric, fils de Jean, Cultivateur , décédé le 01/04/1870 à Briec et de Marie Perrine LE DE, Ménagère , décédée le 29/04/1873 à Briec. Notes époux : dmc EA, ts ascendants dcd, divorcé AUFFRET Marie Perrine ménagère, mère LE Dé et de GOURITEN Marie Anne, Blanchisseuse, (majeure), née le 24/10/1859 à Kerfeunteun, fille de René Louis, Cultivateur , décédé le 18/03/1863 à Kerfeunteun et de Barbe GUYADER, Ménagère , décédée le 11/04/1860 à Kerfeunteun. Veuve de : Alain Marie RIOU, décédé le 31/07/1894 à Quimper. Notes épouse : dmc de fait EA de droit Quimper, ts ascendants dcd, ex journalier, GOURITIN ds l'acte. Témoins : HUITRIC Joséphine (s) dame LE GRAND ss pf 21 ans cousine germaine de lui Quimper, LE DU Marie Jeanne (s) dame BODIVIT ? Ss pf 35 ans, NéDéLEC Jeanne (s) dame QUéNéA ss pf 48 ans, QUéNéA Guillaume (s) retraité 57 ans , ts 3 EA. Mentions marginales : pas de CM, acte 20, ima 13
