DOUGUET Jean-François - Etienne Le Grand, un regard breton dans la Grande Guerre

De GrandTerrier

Couverture
DOUGUET (Jean-François), Etienne Le Grand, un regard breton dans la Grande Guerre, Arkae, France, 2008, ISBN 2-917877-01-2
Titre : Etienne Le Grand, un regard breton dans la Grande Guerre
Auteur : DOUGUET Jean-François Type : Livre/Brochure
Edition : Arkae Note : Cahiers d'Arkae
Impression : France Année : 2008
Pages : 96 Référence : ISBN 2-917877-01-2


Notice Bibliographique

Ce cahier est consacré aux clichés pris pendant le conflit 1914-18 par le célèbre photographe quimpérois Etienne Le Grand [1].

Revue de presse à la sortie du livre : « Etienne Le Grand, un regard gabéricois sur la guerre 14-18 » ¤ 

Autres lectures : « DOUGUET Jean-François - Fric-frac à Kerdévot en 1773 » ¤ « DOUGUET Jean-François - Le Stangala » ¤ « DOUGUET Jean-François - Ergué-Gabéric dans la Grande Guerre T1 » ¤ « 1932 - Groupes d'ouvriers d'Odet à la noce de René-Guillaume Bolloré, studio E. Le Grand » ¤ 

Extraits, Transcriptions

La page 7 reprend ses notes sur ses premières années à Ergué-Gabéric :

« Je suis né à Menez-Groas, dans le quartier de Lestonan à Ergué-Gabéric, le 9 février 1885. Mon père était garçon de ferme, puis devint maçon après son mariage car dans la famille de ma mère ils étaient tous tailleurs de pierres ou maçons. À sept mois je perdais mon père mort à Quimper dans la rue Rouzeau. À dix-huit mois je partais avec ma soeur, mon aînée de deux ans, chez notre oncle Etienne Dréau, entrepreneur de maçonnerie à Kerhuel, en Ergué-Gabéric. Ma mère se plaçait alors comme cuisinière chez Monsieur Le Berre, marchand de bois, avenue de la Gare à Quimper, aux appointements de vingt francs par mois. Elle en donnait quinze à son frère pour nous élever.
Nous avons habité Briec et Landudal pendant la construction des écoles communales, et près de l'école de Lestonan, à Ergué-Gabéric, entre temps. Dès l'âge de huit ans je taillais des pierres. Lorsque je venais voir ma mère à Quimper je restais en extase devant les bateaux amarrés au port. Et quinze jours après j'avais une flottille de bois taillée au couteau. »

Annotations

  1. Etienne Le Grand est né à Menez-Groas en Ergué-Gabéric le 9 février 1885, son père étant domestique de ferme, puis maçon, et sa mère issue d'une famille de tailleurs de pierre ou maçons. Son père décédé en 1885, il fut élevé à Keruel, près de Lestonan, d'où son oncle maçon est appelé à construire les écoles communales de la région. Il démarre comme stagiaire en 1889 chez le photographe quimpérois Joseph Villard. Il se marie le 19 février 1911 avec Catherine Bourhis. Il poursuit sa passion de la photo quand il fait son service au 102e régiment d'artillerie, puis lors de son incorporation en 1914 au 318e. De retour de la guerre, Etienne Le Grand retourne chez Villard, puis ouvre un atelier en 1920. En 1922 il installe ses studios au 8 place Terre-au-Duc. En 1947 il passe la relève de son studio quimpérois à son fils aîné Etienne (né en 1911-12) et prend sa retraite (il s'éteindra à Quimper le 15 avril 1969) ; le fils cadet Jean s'installe aussi comme photographe, à Concarneau. C'est ce dernier qui a conservé la plupart des clichés de son père de la première guerre mondiale.



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Thème de l'article : Fiche bibliographique d'un livre ou article couvrant un aspect du passé d'Ergué-Gabéric Création : Novembre 2008    Màj : 2.07.2024