1562-1566 - Aveux de Louis et Guillaume Rubiern pour Le Cleuziou sous les Régaires

De GrandTerrier

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Les plus anciens documents d'archives décrivant le domaine du Cleuyou avec ses dépendants proches, notamment son moulin noble, la métairie noble de Kerampensal, le manoir de la Salleverte et le moulin du chartier. Le tout est propriété conjointe des seigneurs de Rubiern et de l'évêque de Cornouaille, ce dernier bénéficiant d'une chefrente [1].

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Sources : documents conservés aux Archives départementales du Finistère, série / côte 1 G 85.

Autres lectures : « Archives de Cleuziou/Cleuyou » ¤ « Le manoir du Cleuziou/Cleuyou » ¤ « 1489-1670 - Kerelan, francfief des Regaires de Quimper » ¤ « 1489 - Concession de l'évêque de Cornouaille pour la construction du moulin de Kerhelan » ¤ « 1557 - Aveu pour le village de Quillihouarn au seigneur évêque de chefrente » ¤ « Le moulin de Coutilly » ¤ 

Présentation

Il s'agit de deux aveux, à savoir les déclarations fournies par les vassaux d’un fief à leur suzerain :

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  • les vassaux sont « Loys Rubiern s[ieu]r du Cleuziou » (en 1562) et « noble Maistre Guillaume Runbiern sieur du Cleuziou » (en 1566)
  • le suzerain est « révérand père en Dieu Missire Estienne », c'est le champenois Etienne Boucher (?-1571), représenté par sa « court des Regaires de Cornouaille » qui est l'administration de son domaine temporel. À cette époque, entre 1546 et 1571, il n'y aura pas d'évêque présents à Quimper : les titres épiscopaux sont donnés à des personnalités extérieures, a l'instar de ce secrétaire de Catherine de Médicis et ambassadeur à Rome.

Les deux documents tiennent sur des rectos simples, de longueur d'environ 60 cm, avec une belle signature Rubiern/Runbiern imposante et élégante. L'aveu de 1562 est en double exemplaire, et celui de 1566 plus fragile a été numérisé par les Archives départementales pour en préserver sa conservation.

L'aveu de 1562 de Louis Rubiern couvre la partie ouest du domaine de Cleuziou est complémentaire de celui de 1566 dans lequel Guillaume déclare la partie orientale du domaine. Le support papier est rigide, en recto simple, de longueur d'environ 60 cm, et avec une signature Rubiern imposante et élégante. Des notes d'archivistes du XIXe siècle sont ajoutées au verso, et donne un résumé plus lisible que l'écriture gothique tardive, dite "bâtarde", du document d'origine avec ses abréviations et ligatures complexes.

Hormis le manoir du Cleuziou qui est déclaré dans les deux aveux, les autres biens fonciers sont complémentaires (dans les déclarations du XVIe siècle les deux parties foncières seront réunies) :

  • En 1562 : courtils [2], four, « boys de de haulte fustaye et rabines [3] et aussi boys taillix », moulin du chartier.
  • En 1566 : moulin noble, dépendances du Cleuziou, la métairie de Keranpensal et le manoir de la Salle Verte, et le « moulin noble, o son destroit [4], byé [5], chaussé [6] ».

Il y a donc deux moulins, l'un noble à proximité du manoir, et l'autre dit du Chartier ou charretier, situé sur l'Odet et qu'on appellera plus tard moulin de Coutily. À noter aussi la « rabine » sur l'allée ouest du manoir, plantées de grands arbres marquant l'abord d'une belle propriété. Les chefrentes [1] dues à l'évêque sont respectivement de 12 carnées de froment [7] pour le moulin du chartier d'une part et pour le manoir et moulin noble d'autre part, et de 3 livres pour la métairie noble de Kerampensal.

Il est à supposer que les deux membres de la famille Rubiern, sans doute frères ou cousins, se partagent les lieux, car la succession de Louis/Loys n'est pas précisée par Guillaume. Leur généalogie descendante supposée est la suivante :

 - Louis Rubiern, sieur de Cleuziou (1562)
 - Guillaume Rubiern, sieur de Cleuziou (1566, 1572)
   x Françoise de Dremiec
   ├
   ├> Guillaume Rubiern, sieur de Cleuziou (1572, 1618)
   ├   ├
   ├   └> Guillaume Rubiern, sieur de Kermorvan (1620)
   ├   
   ├> Jehanne Runbiern x (1571) Pierre Furic
   └> Anne Rubiern, héritière (1620) x Pierre de Kermorial

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L'histoire locale des Rubiern est un peu énigmatique, ils ont laissé très peu d'écrits. En même temps que le domaine du Cleuziou ils détiennent le manoir de Kermorvan en Cuzon-Kerfeunteun. Et l'ensemble de leurs propriétés sera transmis à la famille de Kermorial via le mariage de la fille de Guillaume Rubiern père.

Leurs armoiries des Rubiern, ou équivalents Runbiern ou Rumbiern, ne sont pas connues. Peut-on imaginer qu'elles étaient composées des deux motifs gravés sur le calvaire de Kerempensal qui dépendait du Cleuziou, à savoir un « chevron accompagné de merlettes » ? Ce calvaire a été érigé peu de temps avant les aveux de Louis et Guillaume Rubiern : « 1553 FUT FET CE CROSE ».

En 1571 Guillaume Runbiern est qualifié d'écuyer dans l'acte de mariage de sa fille Jehanne [8]. En 1572 Guillaume Rubiern père et fils comparaissent à la Revue qui se fit à Quimper pour le Ban et arrière ban en qualité d'arquebusiers à pied. En 1618, Guillaume Rubiern, sieur du Cleuziou et de Kermorvan, est donateur de la chapelle St-Yves de la cathédrale de Quimper (Source : R.F. Le Men).

Transcriptions pour 1562

Document

Dernier feuvrier 1562

C'est l'adveu [9] denombrement et p[ar] escript que Loys Rubiern s[ieu]r du Cleuziou baille et [presente ou faict] A Reverand père en dieu Estiene [10] par la grace de dieu Euesque de cornouaille des terres Rentes etheritaiges qu'il tient au fief et soubz la court et juridiction dudict seigneur Euesque soubz son Regaire [11] et franc fieff dudict Regaire [11] à foy et hommaige

Et premier

La mayson encienne et principalle du manoir et lieu noble du Cleuziou situee en la parroisse de Lanniron sa grant court audeuant sa porte et four dudict manoir, et ung petit courtil et yssue dederriere ledict four dudict manoir contenant en tout envyron demy journeau [12] de terre.

Item soubz pourpris [13] boys de de haulte fustaye et rabines et aussi boys taillix en tout envyron troys journeaulx [12] de terre

Item le jardrin et courtill [2] cloz estant derriere ladict mayson de terre chaulde [14] tenant envyron et quart le demy journeau de terre

Item un aultre courtill [2] et jardrin appellé le courtill du moulin tenant envyron journeau et demy de terre chaulde [14]

Item une moitie du grand pre dudict lieu et manoir du Cleuziou et estant devers souleil levant donnant envyron sept journeaulx de faulcheur

Item un parc [15] cloz de terre froide [16] appelle le parc lan izelaff donnant envyron troys journeaulx de terre froides

Item une moitié prochaine devers midy deux parcs appelés ... midy un parc de terres chaudes [14] appelé Parc gorelan coet tenant envyron deux journaulx et demy de terre.

Item un petit parc [15] appelé le parc (...) et un courtill [2] appellé Liorz an (...) tenant envyron deux journaux de terres (...) mannoir du Cluziou (...)

Relevé n° 1 d'archiviste du XIXe au recto :

Dernier feuvrier 1562

Manoir du Cleuziou
Aveu [9] de Louis Runbiern sieur du
Cleuziou, du manoir, bois de haute
futaye, rabines [3], taillis, terres apartenan[ces]
et despendances, et moulin ; Situes
d'un coté sur le grand chemin de
Quimper à Coray et d'autre coté sur
la rivière d'Odet, chargés de 12 carnées [7]
froment de chefrente [1] au Seigneur
Evesque.

Nota le moulin noble n'y est pas mais
seulement le moulin du Chartier

Nota Kerempensel n'y est pas non plus
cependant on reconoist 12 carnées [7] en
entier sur le Cleuziou et moulin du
chartier

Ledit Manoir du cleuziou sous le regaire [11]
et francfief [17] dudit regaire á foy et
homage [18] et faire les obeissances et
Servitudes deües et apartenantes,

Relevé n° 2 d'archiviste du XIXe au recto :

Dernier feuvrier 1562

Manoir du Cleuziou
et moulin chefrentes
12 carnées froment
au Seigneur Evêque.
nota il y a un double
du présent

Transcriptions pour 1566

Relevé d'archiviste du XIXe au recto

1er Janvier 1566. Cleuziou, Kerempensal
Manoir du Cleuziou.

Minu et aveu de Noble Maitre
Guillaume Runbiern sieur du
Cleuziou, du Manoir du cleuziou
moulin et ses dependances charges
de 12 carnees [7] froment de chefrente [1]
au seigneur Eveque.

La Métairie noble de Kerampensal
chargée de 3 ll [livres] monnoie [19] de chefrente
audit seigneur

Le manoir de la Salle Verte quite
de chefrente [1]

nota il est a présumer qu'il y
avoit d'autres choses dependant
du cleuziou et qui pouuoit deuoir
aussi chefrente [1]

nota le moulin du charlier ny
est pas

Les dits heritages au franc fief [17] des
regaires [11] a foy et hommage [18] et faire
obeissance et seruitude deu et apartenant.

Document : transcription de Norbert Bernard

Le minu, adveu, description et déclaration que noble maistre Guillaume Rubiern, sieur du Cluziou, présente et (...) à reverand père en Dieu, missire Estienne [10], par la grace de Dieu, evesque de Cornouaille, des terres, rantes et heritaiges que tyen au fié soubz la court et jurisdiction dudict seigneur Evesque, en sa court et jurisdiction des Regaires [11], au franc fié [17], à foy et hommaige [18].

Premier

La maison, lieu noble et manoir où il demeure au Cleuziou (...) le grand jardin joignant (...)

Item, le moulin noble, o son destroit [4], byé [5], chaussé [6], conduicte d'eau joignant ledict jardin, avecques un parc [15] où y a boes taillis derriere ledict moulin appellé Couet an Melin, et une piecze de terre appellé Liorz an Elestrec, contenantz en tout envyron deux journeaulx de terre froyde [16] (...)

Item, le grand pré dudict lieu et manoyr du Cluziou, contenant envyron vingt journeaulx à faulchoir (...)

Item, le villaige et metayrie noble dudict manoyr appellé Keranpensall (...)

Item, le manoir de la Sale Verte (...)

Document : transcription complète

01 Cest le minu advoeu description et declaration que noble Maistre Guillaume Runbiern sieur du Cleuziou p[re]sante au

02 homaige à Rev[er]and pere en Dieu Messire Estienne par la grace de dieu Evesque de Cornoaille [...] des terres rantes & heritaiges q[u'il] tient ou fie[f] et proche

03 dudict seigneur Evesque en sa cour & Jurysdic[ti]on des Regaires de Cornoaille a foy & homaige Pr[emi]er La mayson cloze noble et manoir ou it dem[eu]re au Cleuziou [...]

04 de logeiz & p[our]pris & assietes vergers cour & porte close Ite[m] avecques le grand Jardrin Joignant et estant derriere ladicte maison auecq ung [...]

05 cont[enant] en viron deulx Journaux de terre Ite[m] le moulin noble scituey dessoubz le dict repaire conduicte deaue le long [...] le dict Jardrin Cont[enant] viron un[...]

06 de boys tailliz d[er]riere ledict moulin appellé parc du moulin et une piece de terre appellee horz parc & closture entour [...] en tout en viron deulx Journeaux de ter[re]

07 Ite[m] Courtz pourpris boes de haulte fustaie Rabines & taillois en viron troys Journeaulx de terre Ite[m] le grand pre dud[ic]t lieu & manoir du cleuziou conten[ant]

08 environ dix [ou six?] hommees a faulcheur Ite[m] ung parc appellé parc du cerff ou ault[rement] ung parc neuf contenant environ deulx Journeaulx de terre froyde Ite[m] vn

09 aultre parc appellé parc an Padoen [?] ou parc du Gaignan[?] contenant deulx Journeaulx de terre froyde Ite[m] la moitie donnan[t] [vers ?] le nord dune piece appellee

10 terre [au bas ?] contenant environ deulx Journeaux & demy de terre Ite[m] la moitie dune p[iece] [...] Joignant [?] au dud[ic]t parc appellé parc ar Roe[?] q[...]

11 envyron deulx Journeaulx & demy de terre froyde Ite[m] ung aultre parc appellé parc san bhelauff [?] contenant enuyron deulx Journeaulx de terre froyde

12 Ite[m] le Villaige et matayrie noble dudicte [du dit] manoir appellé Kampensall Contenant soubz maysons estables vergiers portz courtz rues p[our]prins

13 Environ deulx Journeaulx de terre Ite[m] doyz [deux] p[r]ez estancz faucheables enuyron syx Jo[u]rneaulx [hommées ?] de faucheur Ite[m] le parc appellé parc

14 an pibouy [?] au dessoubz la dicte [?] yssant [?] cont[enant] enuyron deulx Journeaulx de terre chaulde Ite[m] aultre parc appellé parc an Ros neuf [?] Conten[ant]

15 ung Journeau et d[emy] [ ... espace intentionnellement laissé vide par le scribe ...] ou aultre contenant deulx Journeaulx de terre chaulde Ite[m] le parc appellé parc

16 an mez hir [?] contenant troys Journeaulx de terre chaulde Ite[m] aultre parc appellé parc parses [?] p[er]son [?] [...]

Originaux

Annotations

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 et 1,5 Chefrente, s.f. : rente perpétuelle payable en argent ou en nature au seigneur suzerain par le détenteur d'un héritage noble. La chefrente était en principe immuable (Yeurch, histoire-bretonne). [Terme] [Lexique]
  2. 2,0 2,1 2,2 et 2,3 Courtil, curtil, s.m. : jardin potager. Du bas latin cohortile, dérivé de cohors (voir Cour). Jardin, cour, enclos (Dictionnaire de l'Académie). [Terme] [Lexique]
  3. 3,0 et 3,1 Rabine, s.f. : allée de grands arbres plantés sur l'avenue d'une maison de noblesse et de quelque monastère ; source : Dom Pelletier. Ce mot existe en breton avec la même prononciation ; source : dictionnaire gallo de cc-duguesclin. [Terme] [Lexique]
  4. 4,0 et 4,1 Destroit, s.m. : territoire situé autour du moulin où les meuniers logeaient et travaillaient, synonyme de « moutaux » ce terme désignant les usagers d’un moulin. Source : Jean GALLET dans "La seigneurie bretonne (1450-1680)". [Terme] [Lexique]
  5. 5,0 et 5,1 Bief, byé, bué, s.m. : Canal qui conduit l'eau d'une rivière ou d'un ruisseau sur une roue hydraulique pour la faire tourner. Source : Chabat, 1881. [Terme] [Lexique]
  6. 6,0 et 6,1 Chaussée, s.f. : barrage, ouvrage maçonné submersible en travers d'un cours d’eau naturel, avec une partie supérieure appelée déversoir, permettant l’amenée de l’eau de la rivière vers le moulin. Source : riverainsdefrance.org[Terme] [Lexique]
  7. 7,0 7,1 7,2 et 7,3 Carnée, s.f. : mesure pour les grains. A priori équivalent au quart de boisseau, une mesure ancienne de matières sèches. [Terme] [Lexique]
  8. Bulletin de la SAF 1902, document inédit fourni par le Comte de Rosmorduc : « Le vingtneuluiesmejour de Juillet, mil V ctz. soixante vnze, furent maryes . nobles gens Pierre Furic et Jehanne ]e Cleziou, fille de Ecuyer Guillaume Runbiern, sieur du«» Cleziou et de Kerangnen. Les noczes furent celebrees le dimanche apres la St Laurens, oud. an 1571 (12 août 157l). Lad. Jehanne Runbiern mourut le jour et feste de mon- sieur St Jehan Bahtiste, 24 de Juin 1589. Dyeu pardoinct a son ame et la veille receuoyr en son St paradys.»
  9. 9,0 et 9,1 Aveu, s.m. : déclaration écrite fournie par le vassal à son suzerain lorsqu’il entre en possession d’un fief, à l'occasion d'un achat, d'une succession ou rachat. L’aveu est accompagné d’un dénombrement ou minu décrivant en détail les biens composant le fief. La description fourni dans l'aveu indique le détail des terres ou tenues possédées par le vassal : le village dans lequel se situe la tenue, le nom du fermier exploitant le domaine congéable, le montant de la rente annuelle (cens, chefrente, francfief) due par le fermier composée généralement de mesures de grains, d'un certain nombre de bêtes (chapons, moutons) et d'une somme d'argent, les autres devoirs attachées à la tenue : corvées, obligation de cuire au four seigneurial et de moudre son grain au moulin seigneurial, la superficie des terres froides et chaudes de la tenue. Source : histoiresdeserieb.free.fr. [Terme] [Lexique]
  10. 10,0 et 10,1 Etienne Boucher, champenois, ancien secrétaire de Catherine de Médicis et premier secrétaire de l'ambassade de France à Rome, fut évêque de Cornouaille de 1560 à 1571.
  11. 11,0 11,1 11,2 11,3 et 11,4 Régaires, s.m.pl. : administration en charge du domaine temporel d'un évêque, propriétaire et seigneur, au même titre que l'aurait été n'importe quel noble propriétaire d'un fief avec justice. Le plus souvent, ils provenaient de donations anciennes faites au cours des âges par des féodaux, qui souhaitant sans doute s'attirer des grâces divines ou se faire pardonner leurs péchés, avaient doté l'église de quelques fiefs avec les revenus en dépendant. Source : amisduturnegouet sur free.fr [Terme] [Lexique]
  12. 12,0 et 12,1 Journal, s.m. : ancienne mesure de superficie de terre, en usage encore dans certains départements et représentant ce qu'un attelage peut labourer dans une journée. Le journal est la principale unité de mesure utilisée dans les inventaires pour calculer les surfaces des champs cultivés. Dans la région quimpéroise un journal vaut 48,624 ares, à savoir 80 cordes, soit environ un demi-hectare. Pour les jardins et les courtils on utilise le terme de « journée à homme bêcheur » correspondant à un 8e de journal ou 6 ares. Les surfaces des prés se mesurent en « journée à faucheur » ou « à faucher » équivalente à 2 journaux de laboureur, soit presque un hectare. [Terme] [Lexique]
  13. Pourpris, s.m. : enceinte, un enclos et parfois une demeure, dans la France de l'ancien régime, et par métonymie l'espace ainsi entouré, c'est-à-dire le jardin. La réalité désignée dépasse celle d'un simple jardin en ce qu'elle recouvre les différents éléments d'un domaine physiquement bien délimité et fermé (mur, fossé, etc.). [Terme] [Lexique]
  14. 14,0 14,1 et 14,2 Terres chaudes, s.f.pl. : terres cultivables, par opposition aux terres froides ; exploitées en rotation triennale, soit blé noir, seigle, avoine (Jean Le Tallec 1994). [Terme] [Lexique]
  15. 15,0 15,1 15,2 et 15,3 Parc, park, s.m. : champ clos, procédant d'un emprunt du moyen breton parc au vieux français parc "lieu clos" en général. Le gallois parc et le cornique park sont issus de l'anglais park, également emprunté au vieux français (Albert Deshaye, dictionnaire des noms de lieux bretons). [Terme] [Lexique]
  16. 16,0 16,1 et 16,2 Terres froides, s.f.pl. : terres pauvres mises en culture de loin en loin parfois après un brulis, par opposition aux terres chaudes; les terres froides prennent le reste du temps la forme de landes qui servent de pâturage d'appoint, et fournissent divers végétaux utiles : bruyères et fougères pour la litière, ajoncs pour la nourriture des chevaux, genets pour la couverture de la toiture (Jean Le Tallec 1994). [Terme] [Lexique]
  17. 17,0 17,1 et 17,2 Franc fief, s.m. : droit exigé d'un roturier qui fait l'acquisition d'un fief. Payé au roi, il est en principe fixé à une année de revenu sur vingt. Il est aussi versé lors de la transmission du fief après une année de jouissance. En 1771, le droit de franc fief, dont certains pays étaient exempts, est étendu à l'ensemble du royaume. Source Yeurch/histoirebretonne [Terme] [Lexique]
  18. 18,0 18,1 et 18,2 Foi et hommage, s.f. et s.m. : le vassal devait la foi et l'hommage, lorsqu'il entrait en possession de la terre, et lorsque le seigneur le demandait. La foi traduisait un lien personnel ; l'hommage, une reconnaissance du fief (Dict. de l'Ancien Régime). [Terme] [Lexique]
  19. Monoie, Monnoye, adj : un sol monoie désigne une petite pièce de monnaie faite de billons, c'est-à-dire de cuivre, tenant un peu d'argent, mais plus ou moins, suivant les lieux (Encyclopédie Diderot). Existence de « livres monnoie » et de « deniers monnoye » à signaler également, en complément des livres tournois qui deviendront l'unique monnaie de compte en 1667. [Terme] [Lexique]



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Thème de l'article : Etude et transcriptions d'actes anciens Création : Février 2011    Màj : 14.03.2026