Historique de la chapelle de Saint-Guénolé - GrandTerrier

Historique de la chapelle de Saint-Guénolé

Un article de GrandTerrier.

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Catégorie : Patrimoine
 Site : GrandTerrier

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§ E.D.F.

Voici les éléments principaux constitutifs de l'histoire de cette chapelle antique de campagne, fondation de l'abbaye de Landévennec, et ayant fait l'objet de plusieurs restaurations au cours des siècles (lambris, clocher, toiture, calvaire, statues ...)

Saint Guénolé est fêté le 03 mars. C’est pourquoi un petit pardon a lieu le premier dimanche de mars. A Ergué-Gabéric, le grand pardon a traditionnellement lieu le 02 Juillet.

Il est intéressant de noter qu'Ergué-Gabéric compte deux édifices dédiés aux deux premiers abbés de Landévennec: St-Guénolé et St Guénaël ou Guinal (saint patron de la paroisse).

Autres lectures : « PEYRON et ABGRALL - Notices sur les paroisses de l'évêché de Quimper et de Léon » ¤ « COUFFON et LE BARS - Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper » ¤ « L'érection de la chapelle de Saint-Guénolé au XVIe siècle » ¤ « Les statues de la chapelle de Saint-Guénolé » ¤ « Les sablières de la chapelle de Saint-Guénolé » ¤ « KERANFOREST, alias Dominique de Lafforest - Pierres et paysages » ¤ « 1974-75 - Lettres de Keranforest sur la sauvegarde de Saint-Guénolé » ¤ « 1634-1639 - Acte prônal, lettres patentes du Roi, registre du Parlement et prééminences » ¤ « 1680-1682 - Papier terrier et déboutement de réformation du domaine de Kerfors » ¤ 


[modifier] La fondation initiale

Édifice du XVIe siècle

Les plus anciens documents relatifs au village de Quélennec et St-Guénolé datés de 1447 et 1516, attestent une tenue dépendant de l'abbaye de Landévennec, mais la présence de la chapelle n'y est pas relevée.

Couffon et le Bars dans leur répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper font remonter l'élévation de la chapelle au début du XVIe siècle. Dans un article paru en 1929 dans le bulletin paroissial « Kannadig Intron Varia Kerzévot » il est mentionné que le panneau central supérieur de la maitresse-vitre porte la date de 1554.

Dans un acte prônal de 1634 et des lettres patentes royales de 1638, le sieur Guy Autret seigneur de Lezergué est autorisé par les paroissiens de mettre ses armes sur une vitre de la chapelle, vitrail aujourd'hui disparu.

Dans des aveux datés de 1647 à 1670 [1], les terres du Guelennec sont déclarées en chefrente avec "foi et hommage" et dime au seigneur abbé de Landévennec et la fontaine et la chapelle de « Monsieur Sainct Guenolle » y sont mentionnées.

 

Fondation de Kerfors ou de Lezergué

Par la déclaration en 1680 par Jan de La Marche pour la réformation du domaine du roi, les seigneurs de Kerfors sont réputés être avoir fondé la chapelle : « … Plus connoist estre fondateur d'une chapelle construite en la dicte parroisse en l'honneur de Monsieur Sainct Guenolay pour avoir icelle esté bastie en son fond par la concession de ses prédecesseurs, et avoir un escusson taillé en bosse dans le pignon occidantal au dessus la principalle porte d'icelle et estre fondé de mettre et aposer ses armes en tous endroitz d'icelle. ».

L’initiative de la fondation pourrait remonter à un certain Pierre de Kerfors au 16e siècle. Mais comme en 1634-38 les seigneurs Autret de Lezergué manifestent aussi leurs prééminences sur la chapelle, il pourrait aussi s'agir des Coatanezre, leurs prédécesseurs à Lezergué.


[modifier] Restaurations et dégradations

Dates clefs des restaurations

  • 1679: le lambris est refait ainsi que l'indique l'inscription dans le bas-côté sud de la chapelle : «Hervé Moysan Fabriq. faict par Laurens Balbous et Yvon Iaouhen 1679 ».
  • 1777: la cloche « fendue depuis longtemps » est fondue chez le sieur Goubelin à Quimper. Elle pesait 291 livres.
  • 1794: procès verbal d'expertise des biens du Clergé: « elle est en très bonne réparation, plafonnée en entier à neuf... ».
  • 1872-87 : Charles Nouvel de la Flèche (1814-1887) [2], évêque de Quimper de 1872 à 1887 et moine bénédictin (Dom Anselme, surnommé « Santik du ») fait apposé son blason au centre d'une poutre transversale de la nef.
  • 1943: dépôt pendant la période de la guerre, de 722 caisses contenant les vitraux de Saint-Corentin, Saint-Matthieu, Penmarc’h, Peumerit, Pont Croix. En échange, la toiture a été réparée et des grillages ont été placés aux fenêtres.
  • 1972: Keranforest, alias Dominique de Lafforest, lance un appel dans le journal Le Télégramme pour la réfection de la chapelle.
  • 1974: restauration sous l'égide du maire Jean-Marie Puech, évoquée dans le bulletin municipal et un article de Keranforest dans le Télégramme.
  • 2000: restauration et rehausse du clocher [3].
  • 2007: reconstruction du calvaire et des statues géminales.
 

Les dégradations

Malgré les marques d'attention, la chapelle Saint Guénolé a subi quelques dommages :

  • En 1794 le calvaire est encore debout. Le commissaire expert, dans son procès verbal d'expertise des biens du Clergé, inventorie « une croix en pierre de taille ayant un piédestal de 8 pieds de haut sur huit pieds de largeur dans les quatre faces ». Ainsi, la Révolution lui fut peut-être fatale comme à tant d'autres éléments du patrimoine religieux. Les statues ayant été retrouvées dans un talus voisin, le calvaire a été reconstruit en 2007 [4].
  • L'année 1911, le recteur Lein note dans son journal : « Le clocher de st Guénolé a été atteint par la foudre le 10 juillet vers midi et le toit est très endommagé. L'on a refait le clocher en ciment armé, mais le clocher est désormais et moins beau et moins haut... Les ouvriers avaient brisé une partie des pierres de l'ancien clocher et s'en étaient servis pour faire la maçonnerie de la base du nouveau clocher ». Les intempéries furent les autres ennemies de Saint Guénolé. On voit encore sur les dalles de la chapelle, près de la porte occidentale, le ciment qui a servi à niveler le sol lorsque le clocher s'est effondré, crevant le toit et endommageant l'intérieur.


[modifier] Annotations

  1. Cf document GrandTerrier : 1647-1670 - Aveux à l'abbé de Landévennec pour les terres de Quélennec et de St-Guénolé [Ref.↑]
  2. Charles-Marie-Denis Nouvel de la Flèche, moine bénédictin (frère Anselme en religion), né le 26.12.1814 à Quimper, nommé évêque en 1872, décédé le 01.06.1887 à Quimper. Il était surnommé « An Eskop du » (l'évêque noir), car il ne quittait jamais son habit noir de Bénédictin. Sources : « Catalogue des Évêques de Cornouaille » établi par Bernard Le Ny, disponible sur le site de l'Evêché ( http://catholique-quimper.cef.fr ), et article « Deux Évêques de la Flèche » par Yvon Gac sur le site de la Mémoire de Plouider. [Ref.↑]
  3. Cf articles sur GrandTerrier : Réfection du clocher de St-Guénolé, OF-LQ 1984 (premier article sur le projet en 1984) et Keleier 4 (en juillet 2000). [Ref.↑]
  4. Cf article GrandTerrier : Travaux de rénovation à la chapelle de St-Guénolé. [Ref.↑]


Thème de l'article : Mémoires de nos anciens gabéricois.

Date de création : Décembre 2009    Dernière modification : 15.04.2022    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]